Bienvenue chez moi
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Je ne suis là pour personne (sauf toi baby)
Dans la série "nouvelles affreuses de France"
Aujourd'hui, mon chat est mort, ou bien peut-être était-ce hier...
En fait, tout dépend de la façon dont on calcule avec les fuseaux horaires. Il s'appelait Marou et je l'avais eu quand j'étais au CP. Il était alors une petite boule de poils et moi un petit garçon. Je l'avais appelé Marou car c'était le nom du chat dans mon livre de lecture "Ratus". C'était un beau chartreux avec des yeux bleus/vert et un poil gris métal doux et brillant.
Il m'a vu grandir comme je l'ai vu vieillir, jouer avec des noix, attraper des souris, lui tirer la queue ou dormir avec lui. Il était devenu bien maigre, bien calme et bien sage après une jeunesse un peu excitée et il regardait les gens et le temps sur un coussin, du haut de son grand âge et de sa grande sagesse -sans doute-.
Cela me fait pleurer de me dire que je ne le verrai plus, qu'il ne fera plus parti de mon paysage quotidien que j'ai construit depuis que j'ai des souvenirs et que cet acquis, cet être vivant qui faisait parti de mon univers personnel ne sera plus. Je suis devant mon ordinateur et je pleure à chaudes larmes la mort d'un animal qui s'est éteint à quelques milliers de km de là...
New York Jour 2

Finalement...
Je pars à Nouillorc demain au lieu d'après-demain. Une urgence sur un gros dossier d'un des clients de l'agence et un truc que j'aimerais suivre de près là-bas en rapport avec ça. Alors du coup, j'ai décalé mon vol en catastrophe, essayé de voir où je pourrais passer la nuit de demain soir et me voilà qui m'envole demain matin pour la Big Apple.
Cela fait un tout petit peu plus d'un an que j'y suis allé, j'avais déjà été passer 15 jours à l'époque, et pourtant, j'ai l'impression qu'on dirait une éternité ! Et puis là, ce sera l'hiver et il gèle la nuit, alors je vais m'emmitoufler dans mes bas, mes gants coupés au doigt, ma chapka et mon manteau long, porter mon écharpe négligemment nouée autour de mon cou comme ils font à Saint Germain des Prés, la laissant même traîner par terre des fois pour montrer qu'ils n'en ont rien à faire et t'as vu comment ils sont branchés et rebelles.
Une fois là-bas, je veux
- Revoir le Metropolitan et le MoMa et me perdre dans leurs couloirs en regardant les gens et les oeuvres, des variations inédites sur des tableaux que je connais déjà
- Aller dans Central Park gober des flocons de neige ou juste regarder les gens courir, faire ami ami avec les racoons et explorer le parc aux différentes heures du jour pour écrire mes cartes postales
- Avoir tellement froid que je devrai boire des litres de café Starbuck à la chantilly pour me réchauffer, avec des oeufs brouillés, du bacon croustillant et faire plein d'expériences culinaires
- Partir deux jours en exploration dans le New Jersey, le long de l'Hudson River et passé la nuit dans une petite auberge Pig Hill Inn à Cold Spring, dans une chambre à l'ambiance victorienne désuète
- Rencontre des New Yorkais, me laisser inviter dans des endroits branchés pour écrire un billet là-dessus et faire les boutiques toute la journée. Acheter des trucs délirants, des fringues colorées et chères
- Etre capable de me déconnecter de mes mails et ne les checker qu'au maximum une fois par jour. Aller à des cours de Yoga ou Iyengar Institute de NY, et aux bains russes pour y passer l'après-midi.
Merci pour vos messages de soutien, je vous aime et vous entendrez parler de moi durant ces deux semaines
Et ce qui devait arriver arriva
)Des MM's avec des amandes dedans ?
Oui, vous avez bien entendu cela ! Bon, il faut savoir qu'hier, c'était Halloween et que comme tout un chacun, j'ai participé avec ces gigantesque partouze party à l'échelle des Etats-Unis pendant laquelle les enfants (et les adultes) portent des accoutrements des plus bizarres et font des stocks de calories pour plusieurs semaines via la prise de substances sucrées et de boissons alcoolisées.
Dans les rues, donc, il y avait des démons, des anges et des sorcières qui se croisaient en toute bonne entente. Les pubs étaient pleins de bonnes soeurs aux jambes poilues avec un bouc tandis que des drag queens ventripotentes et trop fardées gesticulaient avec des degrés d'alcoolémie plus ou moins important. les présentateurs télé étaient de la partie, reprenant sur NBC la famille Adams en plus vrais que nature, tandis que je me livrais pour vous à une analyse gastronomique des meilleurs "spots" culinaires d'Halloween et de ses démentes festivités :
- le nouveau MM's a laissé tomber la cacahuète (trop cheap, Manu Prince S nous le dirait !) pour la remplacer par une amande, enrobée de chocolat noir et de sa traditionnelle couche de colorant alimentaire qui a fait son identité... Un petit délice à savourer en regardant les 6 Halloween à la suite durant le Halloween marathon. Les tribulations de Michael Myers sont bien plus palpitantes quand elles sont accompagnées d'une sucrerie de ce genre
- Les Reeses ne sont pas une nouveauté, mais c'est une spécialité chocolatée/confiserie que nous n'avons pas en France : il s'agit d'une "peanut butter cup", autrement dit, un bonbon au chocolat (en forme de cône tronqué
fourré au beurre de cacahuète. Un pur délice à laisser fondre dans la bouche mes amis ! Pour info, vous pouvez obtenir dans presque tous les fast food un équivalent du Mc Flurry aux éclats de Reeses, ou même en version Milk Shakes. Slurp ! I love Michael Myers !
- La traditionnelle Pumpkin Pie qui est un incontournable de la saison. Elle est bonne quand la pâte sablée est bien imbibée de beurre, qu'il y a une épaisse couche de garniture à la citrouille avec un peu de Whipped Cream -crème chantilly- on the side ou de glace à la vanille Ben&Jerry !
Halloween est en passe de devenir une de mes fêtes préférées !!!
La ferme des amis
Hier je suis allé manger au "Blue eyed Daisy" qui est un café situé dans une "gated community", en plein milieu de la campagne à une heure de route au sud d'Atlanta. Cet endroit est un petit village autarcique privé crée par une poignée de visionnaires il y a une dizaine d'année et qui tente de concilier activité humaine et nature, en préservant de grandes zones sauvages, en recyclant l'eau utilisée avant de la rejeter dans la nature de façon autonome et en créant une ferme bio qui subvient aux besoins majeurs de la communauté...
J'ai pris une "blue eyed daisy plate" qui est le petit-déjeuner traditionnel de l'américain : grits produits sur place (bouillie de maïs épicée), biscuit (petit brioche à tartiner de confiture de cerise noire), tranche de jambon local rôtie et deux oeufs brouillés bien cuits. Ensuite, nous avons un peu déambulé dans cet endroit qui accueille une 50aine d'habitations, dans une rue complètement designée par un artiste qui a tenté une symbiose entre la signalétique urbaine (poubelles, bancs, panneaux de circulation) et la nature. Nous avons jeté un coup d'oeil à la ferme organique digne d'un vieux western et à l'auberge qui accueille les visiteurs pour une expérience de la campagne "grand luxe". C'est un mélange de pur style "farmer" avec une déco très moderne et des couleurs vives, et certaines maisons sont hors du cadre, hypermoderne, donnant tout de même un ensemble très réussi. On dirait une ville (et une vie ?) parfaite et cela m'a rappelé mes projets à long terme et ce que je voudrais réaliser avec ceux qui comptent pour moi, que j'ai appelé pour le moment "la ferme des amis"...
Une communauté organisée autour d'un corps de ferme complètement transformé, à une ou deux heures de Paris en TGV et qui réunit un ferme-auberge dotée de quelques chambres d'hôtes, d'un restaurant/épicerie fine/boutique déco/librairie/salon de thé, d'une salle de spectacle/fitness/expo, de mon agence de pub, d'un cabinet d'archi et de productions propres à la ferme, qui accueille des stages de théâtre, des cours d'équitation, de cuisine, des touristes, des stressés qui veulent venir à la campagne se ressourcer, des groupes de créativité publicitaire, des événements comme la fête de la citrouille ou un festival de théâtre qui deviendrait rapidement reconnu et attendu...
Je sais que cela peut paraître utopiste, mais en regardant autour de moi, je constate que tous mes amis ont des compétences et des savoir-faire qu'ils tentent de monnayer pour s'en sortir dans la vie, souvent à un prix bien moindre que celui qu'ils voudraient en avoir... Je pense aussi que ces choses que nous produisons nous échappent, comme moi en agence par exemple et qu'on nous "vole" en quelque sorte nos bébés (créations) tous les jours, tant et si bien qu'on y met un peu moins de soin, connaissant l'issue de cette production...
Et puis, parfois, je rêve d'un lieu qui serait "chez nous" et où nous pourrions nous retrouver, avec nos galères et nos joies, une sorte d'utopie qui peut exister parce qu'il ne tient qu'à nous de la créer, un risque à prendre sur la vie qui peut devenir réalité, des choses à apprendre et nos savoirs à mettre en pratique. une bibliothèque immense et ouverte à tous, des représentations de théâtre, une boutique théâtralisée et raffinée même à des km de Paris, un bar qui propose nos dernières créations et nos confiotes faites maisons dans l'énorme cuisine qui sert au restaurant et à nos expériences personnelles... J'y pense et j'ai l'impression que ce projet, qui verra le jour dans 3, 5 ou 10 ans n'est qu'à une poignée d'huile de coude de nous...
Les souscriptions sont ouvertes, mais nous serons très strictes quant à la sélection des candidats : professionalismes, passion et bonne humeur doivent être au RDV 
Et vous, vous croyez au paradis ?
Enfin, il avait l'air content, alors c'est une façon de faire le bien non ?Connaissez-vous les cupcakes ?
Non, ne me remerciez pas pour cette belle plongée dans l'univers culinaire (?) américain, aujourd'hui, nous nous attaquons à un autre beau morceau d'anthologie qui est le "cupcake".
Si vous déjeunez quelque part et que vous voyez cela inscrit sur la carte, ou que, sur une vitrine, vous lisez 'best cupcakes in town', n'ayez pas l'outrecuidance de demander de quoi il s'agit ou vous vous verriez opposer une fin de non recevoir. En effet, ce petit gâteau est un des piliers de la culture américaine et il est à l'autochtone moyen ce que la petite madeleine est à Proust (sans rire).
Alors, voyons si vous êtes aussi finauds que vous en avez l'air dans vos commentaires : cupcake, cela peut se décomposer en cup + cake, autrement dit, un gâteau qui sert également de réceptacle (de coupe). Il s'agit en fait d'un espèce de muffin ou gâteau éponge mais plat au centre duquel on creuse parfois un trou et que l'on surmonte d'une garniture composée soit
- d'icing (sucre glacé
- de crème plus ou moins riche en beurre selon les recettes
Alors, à partir d'un élément assez simple, les américains ont inventé des milliers de déclinaisons qui jouent sur l'harmonie ou le contraste entre le cake et la garniture, avec des textures de crème qui peuvent aller du beurre solidifié à la mousse légère et harmonieusement montée.
Voici quelques-uns des grands classiques que j'ai dégusté pour vous
- chocolat : un gâteau de type brownie surmonté d'un dôme de crème également chocolat. Uniquement pour les addicted à cette substances
- Hummingbird : cake aux épices+gingembre, surmonté d'une crème blanche aux éclats de noisettes
- Cookies and cream : un cake nature surmonté d'une crème légère dans laquelle ont été incorporé des éclats d'Oréo
- Lemon lime : un gâteau au citron surmonté d'un dôme de crème meringuée
- Marshmallow : une base au chocolat, le tout surmonté d'une mixture faite de chamallow fondu et légèrement caramélisé.
Dieu, je suis même prêt à sacrifier mon régime pour vous faire découvrir toutes ces spécialités !
